ATELIER
CIEL AUSTRAL AU PLANÉTARIUM DE PARIS
Le jeudi 23 novembre 2017, Marine et moi-même, nous sommes rendues au Planétarium du Palais de la Découverture. Ce fut une première pour nous deux. Nous y découvrîmes une salle circulaire centrée autour d’un système composé d’une multitude de fibres optiques. Celui-ci permet, la salle fermée et dans l’obscurité, de reproduire le ciel austral sur la sorte de grande coupole qu’est le plafond. La représentation est très réaliste. C’est comme si nous nous étions trouvées, un soir d’été, allongées dans un champ en pleine campagne.
Système de fibres optiques qui permet de projeter la représentation du ciel austral.
À l’oeil nu, nous pouvons voir 4 000 étoiles.
À noter que celles-ci sont des soleils situés à des années lumière de nous.
À noter que celles-ci sont des soleils situés à des années lumière de nous.
La voix apaisante du médiateur scientifique nous retraça l’évolution dans l’histoire de l’humanité de la vision que les Hommes purent avoir du ciel austral.
De la première cartographie du ciel grâce aux formes que les Anciens crurent déceler dans le ciel jusqu’à leurs utilisations par les navigateurs lors de la traversées d’océans sur lesquels il est impossible normalement de se repérer.
Dans un premier temps, nous pûmes apprécier le ciel austral de l’hémisphère nord.
Grâce à une machine assez compliquée que le médiateur dû manier, nous pûmes admirer ce qui est aujourd’hui appelé “constellation”. Il est important de comprendre que les constellations n’ont aucune réalité physique, elles sont purement le fruit de l’imagination des Hommes et furent arbitrairement mises en place.
Notre voyage céleste continua ensuite avec le défilement du ciel au cours de la nuit. En effet, avec la perpétuelle rotation de la Terre, la voûte céleste semble, en permanence, tourner.
En plus des étoiles, actuellement, vers 3h du matin, nous pouvons voir la planète Mars.
Enfin, pour finir, nous admirâmes rapidement le ciel de l’hémisphère sud. Celui-ci est différent de celui que nous pouvons apercevoir nous, de l'hémisphère nord. Les constellations y sont donc différentes ou alors placées à d’autres endroits que ceux où nous avons l’habitude de les voir.
En conclusion, il est force de constater que nous ne voyons, de la Terre, qu’une infime partie de ce que nous appelons communément notre galaxie. Celle-ci a une forme elliptique et elle-même plongée dans notre Univers.
1- Quel est votre métier ?
Je savais que vous alliez poser cette question. Il y a toujours un groupe de deux qui vient à la fin de la séance pour faire ce genre de chose. Alors mon métier à moi, c’est un peu particulier, parce que je suis un cas particulier. Je suis ce qu'on appelle un « médiateur scientifique ». C'est-à-dire que mon travail est de faire passer des connaissances scientifiques auprès du grand public. Après, dans mon cas, c’est spécial parce que je suis aussi chercheur. On n’a pas besoin d’être chercheur pour faire de la médiation scientifique. La plupart des autres gens qui travaillent au Palais de la Découverte pour le planétarium sont des médiateurs scientifiques à plein temps.
2- Passez-vous plus de temps à faire de la recherche ou des interventions ?
Moitié moitié. Il y a deux manières de faire de la recherche. Soit on est chercheur du CNRS (100% de recherche) soit chercheur des universités où l'on fait moitié recherche, moitié enseignement. Ma particularité, c’est qu'au lieu de faire des cours à l’université, je fais de la médiation scientifique.
3- Sur quel sujet travaillez-vous?
Mon sujet de recherche c’est la formation des planètes.
4- Avez-vous découvert quelque chose d’insolite ?
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| Star Wars IV: Luke Skywalker marchant au coucher de soleils |
5- Des recherches sont-elles encore effectuées sur le ciel austral ?
Sur le ciel austral il n’y a pas de recherche en particulier. C'est-à-dire que le ciel boréal, c’est le même que le ciel austral. On ne regarde juste pas du même hémisphère. Il y a des observatoires, des grands télescopes dans l’hémisphère sud qui regardent le ciel austral (et au nord le ciel boréal). C’est juste ça la particularité. Il n’y a pas de recherche spécifique sur le ciel austral. Il y a des recherches sur certains objets que l’on ne voit que dans le ciel austral et d’autres que dans le ciel boréal. Évidemment vous êtes coincées sur Terre, vous regardez ce qu’il y a mais, il n’y a pas de recherche spécifique sur l’aspect du ciel austral.
Sur le ciel austral il n’y a pas de recherche en particulier. C'est-à-dire que le ciel boréal, c’est le même que le ciel austral. On ne regarde juste pas du même hémisphère. Il y a des observatoires, des grands télescopes dans l’hémisphère sud qui regardent le ciel austral (et au nord le ciel boréal). C’est juste ça la particularité. Il n’y a pas de recherche spécifique sur le ciel austral. Il y a des recherches sur certains objets que l’on ne voit que dans le ciel austral et d’autres que dans le ciel boréal. Évidemment vous êtes coincées sur Terre, vous regardez ce qu’il y a mais, il n’y a pas de recherche spécifique sur l’aspect du ciel austral.
6- Quelles sont les questions les plus fréquentes et les plus folles que l’on vous pose ?
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| Trou noir |
Alors les questions folles... Croyez moi, ça fait 20 ans que je suis là, j’en ai vu un paquet. Ça dépend de la séance que l'on vient de faire. Souvent, la question fréquente des monsieurs c'est « est-ce que c’est vrai que les étoiles qu’on voit à l’œil nu dans le ciel sont déjà morte ? » beaucoup de gens posent cette question. Alors dans ce cas là, la réponse est « non ». Il y a beaucoup de gens qui posent la question sur les choses qui passionnent le plus les gens quand on parle d’astronomie « les trous noirs, le big bang, les supernovas » c’est LA trilogie magique. Et, de plus en plus sur la vie dans l’univers, les exo-planètes.
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| Une supernova |
À savoir qu'un astre mort émet de la lumière. Il n’existe a pas d’astre assez mort pour qu'il n'émette plus du tout de lumière. Par exemple une supernova, c’est un astre qui est en train de mourir. C’est une grosse étoile qui explose. Et le trou noir, c’est ce qui reste d’un astre qui a explosé. Il reste un astre très compact. Il est mort mais il garde sa gravité. Et sa gravité est tellement forte que même la lumière de s’en échappe pas. Ça ce sont les questions typiques.
Je me suis toujours dis que je devais écrire un livre sur les questions farfelues que les gens me posent…
Tous les gens un peu complotiste qui pensent que l’homme n’est jamais allé sur la Lune essaient de nous coincer avec plein de questions pour nous le démontrer. Mais ils ne savent rien, évidemment. De ceux qui font partie des mouvements un peu "new age" j'ai le droit à des « l’homme n’est pas allé sur la lune », « les pyramides d’Egypte ont été construite par des extraterrestres ». On en a de plus en plus des gens comme ça. En plus, avec internet qui permet un accès libre à l'Information, il y a de plus de plus en plus de gens qui viennent nous voir pour poser ce genre de question. Attention, les extraterrestres c’est un sujet sérieux de recherche. On cherche la vie dans l’univers. Mais que les extraterrestres aient construits les temples Maya ou les pyramides d’Egypte, c’est complètement absurde. C’est bien, les gens sont intéressés mais là, c’est complètement farfelu.
8- Avez-vous fait une formation pour être médiateur ?
Alors non, je n’ai pas fait de formation pour être médiateur. J’ai fait une formation pour être chercheur. En théorie, les médiateurs scientifiques devraient faire des formations. En réalité, avec mes collègues on a appris sur le tas. Si on le fait c’est parce qu'on sent qu’on a des facilités pour le faire. En gros le défi ici c'est que l'on doit tenir 45min dans le noir, sans texte en manipulant cette machine très compliquée. Et en même temps, parler tout le temps pour tenir le public en haleine. Ça ne s’apprend pas avec une formation. Ça s’apprend sur le tas et en faisant des erreurs.
Après, il y a des gens qui ne sont pas du tout fait pour ça. Il ne faut pas être juste à l’aise, il faut être très à l’aise avec le public. C’est un peu la partie théâtre de ce que l’on fait qui est aussi importante. Ça ne s’apprend pas dans une formation, éventuellement pour vaincre sa timidité, pour s’exprimer etc mais le mieux c’est d’apprendre sur le tas.
9- Quel type public avez-vous ?
Alors en semaine, c’est surtout les groupes scolaires (primaire, collège, lycée).
Ensuite, on a d’autres séances sur des thèmes accessibles à tous, dans la mesure du possible et en fonction des places disponibles. Les gens qui peuvent venir aux séances en semaine, sont soit des retraités, soit des gens au chômage si ce ne sont pas des scolaires. Le week-end c’est complètement différents, nous avons un public plutôt familial.
Nous vous remercions de votre attention et du temps que vous nous avez accordé à répondre à nos questions.
C'est ainsi que se finit notre visite. Nous avons été très satisfaites de cette sortie. Nous avons hâte de retourner au Palais de la Découverte, d'assister à de nouveaux ateliers mais aussi, plus simplement de continuer à découvrir ces lieux magiques...


Note à M. Villeneuve: Nous pensions avoir publié l'article le 27/11/2017 mais nous nous sommes rendu compte qu'il n'était finalement qu'en brouillon. C'est pour cela qu'il n'est publié officiellement que ce jour. Veuillez nous excuser.
Rédactrice : FERREIRA SILVA Valentine
Relectrice: TEISSIER Marine



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